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L'Enfer du roman

Gallimard, 2010

 

Quatrième de couverture : 

« Nous sommes entrés dans l'ère postlittéraire. Un spectre hante la littérature : le roman, devenu à ce point hégémonique que toute la littérature semble s'y réduire. Le roman tue le roman : le roman international, insipide, sans style, immédiatement traduisible en anglais, ou traduit de l'anglais, l'unique objet d'une littérature sans autre histoire que le jeu de ses simulations, de ses plagiats, de sa fausse monnaie. 
Il n'est donc pas question ici du cliché sur la décadence de la littérature française ni de la fin du genre romanesque, mais plutôt de ce qui est né avec Homère et qui relève de ce que, nous autres écrivains, nous continuons d'appeler la littérature. » 

« Quant à Richard Millet, il a rassemblé sous forme de notations, de de réflexions sur l’écriture et son travail d’écrivain, de bribes d’autoportrait, une somme d’observation dont l’acuité et la pertinence illustrent tout ce qui sépare la litérature de la postlittérature» 

Richard Blin, Le Matricule des anges

« Ce qui pose problème pour Millet n’est pas la langue anglaise en soi, ni la littérature américaine dont Faulkner, James, Melville, Hemingway et d’autres encore ont prouvé qu’elle pouvait se hisser au faîte de la littérature occidentale, mais plutôt le délitement de la littérature qui s’opère par cette langue devenue hégémonique depuis un demi-siècle et qui, parce que langue de domination et de globalisation, a imposé une écriture standard, immédiatement traduisible en toutes langues comme seul paradigme possible aux auteurs postmodernes, faisant perdre toute spécificité aux différentes langues et cultures du monde.  » 

Matthieu Falcone, Culture Mag

Image d'arrière-plan (modifiée) © David Monniaux / Wikimedia Commons / CC BY-SA 3.0

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